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Actualités

Edito juin 2017

            La question de l’origine de la prière tamoul de Légaut a été posée à Mirmande à Pâques. J’ai consulté au retour des textes sur et de Henri Le Saux. Et sans difficulté j’ai trouvé dans Plénitude de l’être. Vie et enseignement de Sri Gnanananda écrit par Henri Le Saux (Editions Accarias L’originel) ces pages p.140-141. La rencontre de Henri Le Saux et du gourou Gnanananda eut lieu en 1955. Le texte est  sans doute l’écho d’une pratique plus ancienne.

Sri Gnanananda : « De quelque manière qu’on s’y prenne, il s’agit de faire sa demeure au dedans, même si , au moment final, l’idée même de ce « dedans » doive elle-même être abandonnée : y  regarder, y entrer, s’y établir, plonger encore plus avant et finalement y disparaître (…)        « O Toi qui  es venu dans le fond de mon cœur,

donne-moi d’être attentif seulement

 à ce fond de mon cœur !

O Toi qui es mon hôte dans le fond de mon cœur, 

donne-moi de pénétrer moi-même

 dans ce fond de mon cœur !

O Toi qui es chez Toi dans le fond de mon cœur,

donne-moi de m’asseoir en paix

dans ce fond de mon cœur !

O Toi qui seul habites dans le fond de mon cœur

donne-moi de plonger et de me perdre

en ce fond du fond de mon cœur !

O Toi qui es tout seul dans le fond de mon cœur

donne-moi de disparaître en Toi,

dans le fond de mon cœur ! »

 

            Le sage illustre l’unité des trois voies par une belle et simple image, compréhensible par tous. Notons qu’il recevait aussi bien les simples et les illettrés que les jnanis et les érudits.

            Henri Le Saux considérait ce livre sur Gnanananda  comme important, presque le plus important de ses propres écrits, parce qu’il est une trace de son passage près d’un maître spirituel, pour lui encore plus important que Ramana Maharshi. Gnanananda est le gourou qui lui a transmis le goût hindou de la bhakti (la dévotion).

             Voici  deux témoignages écrits par Henri Le Saux sur son gourou d’Arunachala. Ce qui ne l’a jamais empêché de demeurer un moine  fidèle à l’eucharistie quotidienne. Ces passages sont extraits de Henri Le Saux « Christianisme et spiritualité indienne » par Harry Oldmeadow Editions Almora 2010 : « J’ai été « pris » totalement. On se prosterne devant lui avec une vénération qui remplit toute l’âme, et on se sent près de lui à ses pieds enveloppé d’une tendresse de père et animé envers lui d’une tendresse et confiance d’enfant… Cet homme là me demanderait de partir demain nu et muet sur les routes comme Sadashiva Bhahman, je ne saurais lui refuser. Voies mystérieuses de la Providence... En lui senti la vérité de l’advaita. » Et encore : «  On sentait chez lui toute distinction, Bheda, était abolie, évanouie. En chacun, c ‘était sa personnalité la plus vraie, le Soi seul, l’atman qui était perçue par lui immédiatement. »

(p. 75)

            Il est sûr que Henri Le Saux a reçu de Gnanananda le meilleur de la voie de dévotion de l’Inde tamoule.

           

            Dans un livre plus récent (1985) Dieu ce nom le plus trahi éditions du Feu Nouveau le Père Henri Caffarel  édite sous son propre nom, une adaptation de la prière tamoule dans un recueil de textes spirituels. (pp. 203-4).J’aurais tendance à penser, sans en être sûr, que Légaut a reçu ce texte par des amis et connaissances et qu’il l’a adapté comme d’autres, dont le Père Caffarel, l’ont fait. A suivre, la recherche continue … J.T.