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Actualités

Quelques nouvelles mai 2017

L’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi s’exercent dans l’intime de l’homme sans pouvoir être caractérisées par des signes extérieurs.

          Sans doute, quand l’homme a atteint un niveau spirituel suffisant, est-ce seulement dans le plus intime de son être qu’il entrevoit ce que l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi présentent d’original, de certain et de nécessaire pour lui. Pour se livrer à cette obéissance et à cette adhésion, il faut même qu’il les reconnaisse comme essentiellement enracinées en lui, fondées sur ce qu’il est en lui-même. Pour se maintenir réellement dans le dynamisme créateur qui les constitue, il ne doit pas avoir nécessairement besoin, comme si cela était possible de par la nature de cette obéissance et de cette fidélité, de s’appuyer sur des critères extérieurs à lui, et qui par suite présenteraient une objectivité incontestable et communicable. Autrement il se trouverait sans plus au niveau de l’obéissance et de l’adhésion de raison.

                En fait, cette obéissance et cette adhésion se sont développées en cet homme de façon si discrète qu’il ne peut guère préciser à quels moments de sa vie elles ont commencé à apparaitre  dans leur originalité et à faire percevoir leurs exigences à l’occasion de la loi, du règlement, de la doctrine. Ainsi en est-il également de la naissance de la conscience et du franchissement de tous les seuils de la vie spirituelle… Quand l’homme est en mesure de relire son passé, il entrevoit ces exigences poindre insensiblement sous la forme d’abord légère et furtive de désirs, de sollicitations. Ces exigences sourdent de ce qu’il a lui-même déjà vécu, et peut-être de plus loin encore… Elles apparaissent grâce à ce qu’il est, et préparent secrètement ce qu’il pourrait devenir. Il les voit ensuite grandir et davantage s’imposer. Elles prennent peu à peu à ses yeux un tel caractère impératif que celui-ci ne résulte plus seulement des convenances et des raisons qu’il peut se donner pour le fonder. Il peut même arriver que ces exigences aillent apparemment contre ce qui semble convenable et raisonnable…D’ailleurs nul autre, il le comprend, n’a à les connaitre de cette façon.

                Ces exigences qui portent à atteindre à l’obéissance de fidélité et à l’adhésion de foi empruntent leurs manières successives de s’imposer aux contingences du moment qu’offre le milieu. Ces manières sont passagères. L’avenir les bouleversera, et parfois de fond en comble. Cependant quand l’homme saura les regarder de haut, s’en trouvant suffisamment dégagé, elles se manifesteront ultérieurement à lui, en dépit de leurs diversités, toutes inspirées du même esprit bien que jadis il n’en ait pas eu conscience.

                Certes l’homme est le témoin plus encore que l’agent de l’avènement et du développement de l’obéissance de fidélité et de l’adhésion de foi qui résultent de ces exigences. Ceux-ci s’inscrivent difficilement dans le temps. Leurs différentes phases ont été chacune l’occasion pour lui d’une promotion spirituelle totalement ignorée de lui avant qu’il l’ait vécue.

                On pourrait juger que l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi sont des activités trop uniquement intérieures pour qu’on soit objectivement assuré de leur vérité et de leur valeur. Aussi est-il naturel et fréquent que leurs exigences, aux conséquences souvent très importantes et très lourdes, soient soupçonnées d’être subjectives. Comment ne pas être tenté de juger qu’elles sont des mirages? Ces mirages ne se produisent-ils pas fréquemment chez des êtres peu intériorisés, de peu de discernement, qui se laissent aller jusqu’à consacrer indistinctement et sans discrétion par l’autorité de l’Esprit tout ce qu’il nourrit leur faim de certitude, leur soif de ferveur et leur besoin de dynamisme? Certes, les êtres qui n’ont pas eu à rencontrer de semblables exigences ne peuvent les reconnaître dans leur originalité. Plus encore qu’inconnues, elles sont, par auto-défense instinctive, particulièrement contestées dans leur vérité par ceux qui les ont méconnues et qui n’y ont pas correspondu quand celles, qui leur étaient personnelles, se sont présentées à eux. Aussi bien il est facile, et par suite fort courant de se dérober par faiblesse ou par duplicité, inconscientes ou non, derrière ce qui s’impose à tous de façon objective et générale, derrière une obéissance de passivité ou de raison, derrière une adhésion de discipline, de conformité ou de « sagesse »!