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Actualités

Quelques nouvelles juillet-août 2017

Reflets

Fécondité propre à l’obéissance de fidélité et à l’adhésion de foi.

               Dès qu’elles s’exercent, et indépendamment des fruits qu’elles pourront porter ultérieurement, l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi, toutes secrètes, indéfinissables et indescriptibles qu’elles soient, manifestent à l’intérieur leur réalité singulière de façon non équivoque : elles ont une fécondité qui leur est propre.

               Fécondité pour celui qui s’y livre et qui les exerce : il grandit dans l’intériorité avec les exigences qui se découvrent en lui au fur et à mesure qu’il leur correspond. En dépit de tout ce que celles-ci lui impose, qui le charge et parfois, à certaines heures, le conduit aux bords d’une fatigue ou d’une usure teintée de dégoût et de nausées - dont il lui arrive de craindre de ne pouvoir se dégager tant son horizon s’en trouve alors obscurci - il connait la joie. Comment se fait il que la joie se fasse jour en ces situations extrêmes et comme à travers leurs ténèbres? Les autres manières d’obéir et d’adhérer ne donne que la satisfaction « d’avoir assez fait », laissent tel qu’on est, et même enferment dans ce qu’on est. Cette satisfaction n’est pas communicable, ni communiante comme la joie. Elle se « suffit » et elle sépare. La joie appelle au partage et y trouve son accroissement.

               Fécondité aussi pour l’être qui sait reconnaître chez autrui, à leur niveau, cette obéissance et cette fidélité quand il en est le témoin, et non pas uniquement le spectateur qui passe, qui à l’occasion d’admire, puis vite l’oublie. Un tel homme, au-delà même de ce dont il a conscience sur le moment, accueille en son intime l’écho de l’activité créatrice de l’autre. L’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi, très directement attachées à l’être de celui qui en est l’agent, laissent en l’homme, qui a su ainsi devenir le témoin de cette obéissance et de cette adhésion, un souvenir vivant de cet être, un souvenir qui se développe secrètement en lui à mesure qu’il s’intériorise. Elles font naître en lui une présence de cet être, une présence qui continue à agir en lui comme un ferment. Sans ignorer les résultats immédiats qu’obtiennent les manières, passives ou de raison, d’obéir et d’adhérer - utilité de l’action menée et bienfait pour soi d’une certitude et d’une sécurité qui se trouvent ainsi davantage enracinées en celui qu’on est - la fécondité de l’obéissance de fidélité et de l’adhésion de foi va bien au-delà. Elle comporte dans l’avenir pour celui qui en est le témoin, grâce à ce souvenir et à cette présence qui demeure en lui, des conséquences qui ne seront pas bornées par les horizons d’aujourd’hui, des conséquences qui se développeront à mesure que ce témoin y correspondra et pourra les porter.

               La réalité de cette obéissance et de cette adhésion chez l’homme qui les vit, qui en vit, se manifeste aussi à travers l’original rayonnement marqué des signes, par nature discrets, de l’harmonie et de l’authenticité qu’elle lui permet - signes indépendants de toute recherche et parfois de toute conscience de sa part. Ne faut il pas assurer que le souvenir et la présence d’un tel homme de fidélité et de foi, engendrés dans le témoin à partir de ce que celui-ci est en lui-même, lui sont personnellement et particulièrement adaptés?  Ce souvenir et cette présence lui ouvrent l’intelligence sur ce que pourrait être sa manière propre d’obéir et d’adhérer, laquelle est aussi sa manière d’être. N’est-ce pas la seule façon, - encore indirecte certes, mais nulle n’est plus puissante - d’adhérer à l’éveil en autrui de ce que pourrait être pour lui l’obéissance de fidélité et l’adhésion de foi?