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Edito avril 2014

L’église du matin de Pâques

L’Église du matin de Pâques, c’est d’abord ce petit groupe de femmes qui, parties de grand matin, pour voir un sépulcre et embaumer un cadavre, découvrent soudain qu’elles n’ont plus à chercher parmi les morts Celui qui est vivant … Et s’en retournèrent en toute hâte en porter la joyeuse nouvelle aux apôtres et aux disciples. Premières à chercher Jésus après la tragédie du Golgotha, premières à le rencontrer vivant, premières à entendre la parole de paix et l’appel à l’évangélisation, elles forment la première Communauté pascale. En elles, vient de naître la joie de croire et de dire que Jésus est ressuscité…

L’Église du matin de Pâques, c’est cette pécheresse pardonnée qui pleure au bord d’un tombeau vide parce quelqu’un, croit-elle, a enlevé le corps crucifié du Seigneur. Puisque c’en est fini et bien fini de Jésus vivant, que du moins elle puisse encore l’approcher mort ! Qu’il lui soit permis de répandre une dernière fois sur Lui le plus précieux des parfums et de l’essuyer de ses cheveux !

Mais voici que quelqu’un vient. Il parle : « Pourquoi pleures-tu ? Que cherches-tu ? »

Étrange résonance de ces questions si banales. Pourtant, elle ne reconnaît pas Jésus ! « Si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis ! » C’est seulement lorsque tombent des lèvres de l’étranger les deux syllabes de son nom que le voile se déchire ; « Marie ». Elle se retourne et dit « Rabbouni ! »

Premier cri de la Foi pascale. Première profession de la Foi chrétienne. Le Credo de l’Église en son jaillissement !