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Edito septembre 2017

 

Quant à J. Amando, après avoir découvert Légaut, il voulut le faire connaître en Amérique Latine. C'est pour ça qu'il a écrit à son sujet dans le cadre d'une révision de la théologie de la libération, et qu'il m'a invité, au Costa Rica, en 2008. Depuis lors, j'y vais deux semaines  tous les deux ans et j'y anime un séminaire sur différents sujets reliés au "christianisme socratique" et au "socratisme chrétien" de Légaut. Les participants sont les habituels du CEDI (Centre Dominicain de recherche de Heredia): des hommes et des femmes, professionnels et enseignants, résidant dans un rayon de 40 kms, et ne trouvant que là l'occasion d'échanger sur une vie spirituelle non conventionnelle. J. Amando est un sociologue à la retraite, il dirige le programme Maître Eckhart du CEDI. Il a fondé ce Centre avec Jorge Arturo Chaves, directeur du programme Louis-J. Lebret, d'économie humaniste. J'ai donné aussi deux cours à l'École Oecuménique de l'Université Nationale (la seconde du pays). Juan Manuel Fajardo, un autre membre du CEDI, m'a demandé d'y donner à nouveau un cours cet automne.

Et voilà comment des gens d'un autre continent mais finalement d'Occident, avec un passé douloureux et singulier mais pourvus d'une formation moderne, commencent à inclure l'oeuvre de Légaut parmi leurs références capitales. Comme toujours, le réel vient d'une origine infime, dont la base n'est que l'amitié, la recherche personnelle et un certain donquichotisme, comme celui de Jésus et des premières communautés en Israël, et comme celui de M. Portal, de Légaut et des siens en France, au XXème siècle.

                                                                                                                                                                                                                                                                                          Domingo Melero