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Edito de janvier 2015

EDITO de JANVIER 2015

PlataneMirmandeQuelques années avant sa mort, sous le grand platane de la Magnanerie, je demandais à Marcel Légaut : « Qu’est-ce qu’on fera quand vous ne serez plus là ? »  Après un long silence, il me répondit « Ce n’est pas moi qui compte, mais la piste mise à jour…»

Je comprends aujourd’hui qu’il m’indiquait son « pays ».

En 2014, l’ACML s’est efforcée  d'aller vers ce « pays», par exemple :

- en rencontrant Bernard .Feillet pour scruter l’avenir de cette pensée singulière

- en adaptant de nouveaux statuts

- en renouvelant notre site Internet

- en proposant les Rencontres de la Magnanerie, à Mirmande, dans la continuité

- en aidant à la réédition de « L’œuvre Spirituelle » de Thérèse De Scott, parution attendue  au printemps 2015

- en convoquant un week-end de retrouvailles avec les animateurs, les groupes locaux en Octobre à la Magnanerie, une riche occasion de renouer avec l’Espagne

Sans oublier les initiatives hors du cadre associatif, comme l’édition de « Marcel Légaut, une parole féconde » autour de J. Musset,  des interventions à Val-Croissant,  au Salon des Ecrivains Croyants,  auprès des Amis de Louis Evely,  les propositions souvent lumineuses des groupes locaux, etc….

 

2015 sera pour nous le 25ème anniversaire de la  mort de Marcel Légaut.

Les  Archives Nationales, après la réception du fonds  Légaut de Mirmande, nous accueilleront le 23 Octobre 2015 pour une grande Journée d’Etudes, qui   permettra de fédérer nos énergies autour de ce « mini-colloque » dans la capitale.

Dès à présent, retenez cette date pour se retrouver aux Archives Nationales de Pierrefitte.

Les recherches historiques proposées ce jour-là, véritable gage contre une « légende dorée », renouvelleront cette interrogation.

Quel pays a découvert et arpenté ce laïc, paysan, père de 6 enfants,  un «  pays » que l'on croyait réservé aux chercheurs patentés, aux « spécialistes » ? Quel est ce « pays » où sans cesse il faut être en marche, sous peine de se perdre, ce « pays » exigeant, dont il pressentait de vastes contrées inexplorées,  que nous avons, pour notre part, et en fidélité au trésor reçu, à identifier, à découvrir à nos risques et périls, ce « pays » de l’immense dont parle Bernard Feillet, ce « pays » qui n’est pas que de nous et qui sans nous ne serait pas ?

Bonne année à chacun sur les terroirs de la fidélité…  

Francis Bonnefous

Pdt de l’ACML