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Edito janvier 2017

Un topo du père d’Ouince aux Granges en août 1965 :

l’évolution de la vie religieuse

               Lgaut et le pre dOuince chadefaux Les traces du père d’Ouince (1896-1973 ) à l’intérieur du Groupe Légaut ne sont pas, jusqu’à présent, à la hauteur de sa forte présence. Directeur des Etudes, supérieur des Jésuites de France, directeur (et ami) de Teilhard, il est de ces personnages discutés qui ont joué un rôle important dans la vie intellectuelle et spirituelle en France. Le dépôt aux Archives Nationales d’un fonds Marcel Légaut permet de parcourir un des topos du père d’Ouince – sur plusieurs jours et 75 pages – tentant de répondre à la question : Comment une spiritualité sécrète des structures. En prenant en compte toute l’histoire des ordres religieux, il mesure la somme des connaissances à digérer : Ceci n’a pas été fait. C’est pour cela que j’ai travaillé de façon disproportionnée. J’ai cru y laisser ma peau. De fait, il a utilisé ce labeur immense pour nourrir la réflexion de ses co-religieux et des « camarades » des Granges. De saint Antoine (né en 251) à saint Ignace (1491-1556), il nous incite à réfléchir sur la plasticité de la règle de saint Augustin (Luther fut un moine augustinien), l’apport immense des Bénédictins, la radicale rupture des ordres mendiants.

 

                Le père d’Ouince souligne l’importance de la tradition orientale. Ainsi, Pâcome qui fixe le premier les règles d’une vie en communauté à Tahenne près du Nil. Ou bien Basile le Grand (+ 379), évêque de Césarée en Cappadoce, père de l’Eglise, baptisé à 26 ans selon la coutume d’alors, qui lutta contre l’arianisme. Mais il  n’ examine pas la perte que représente le schisme au XIème siècle.

 Tandis que, sur Luther dont nous avons célébré le 31 octobre 2017 le 500ème anniversaire de l’affichage (par l’appariteur ) de ses 95 thèses à Wittenberg, il est plus explicite : « quand Luther s’est séparé, d’ailleurs involontairement de l’Eglise, il est difficile de nos jours de réaliser quel [était l’]état religieux de la chrétienté en Allemagne « ([j’écrirais plutôt le Saint Empire romain germanique]). Et de donner l’exemple de… Strasbourg, où l’évêque alors, n’officie pas…

Dominique LERCH