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Actualités

Edito mai 2017

  Les contraintes éditoriales et les écarts incompressibles qui les accompagnent dans le calendrier, et qu'il faut bien s'approprier, font que les lecteurs de ce texte seront nettement mieux

informés que la rédactrice elle-même quant aux résultats des différents votes concernant d'une part notre association en son Assemblée Générale du 22 avril, et d'autre part notre pays qui aura élu

alors un nouveau président. Toutes informations et leurs conséquences non connues à l'heure où ce texte se doit d'être rédigé.

Ce qui est sûr, et là peu importe la date où l'on se place, c'est que notre association fête cette année  les 50 ans des Rencontres de la Magnanerie ! Soyons donc nombreux à venir jusqu'à

Mirmande sur une semaine ou l'autre de cet été pour marquer ensemble cet événement ! A chacun et à tous d'y penser.

Par ailleurs, si vous vous souvenez bien, cet anniversaire prend la suite de celui des 25 ans de l'Association Culturelle Marcel Légaut, en 2015, et du numéro 300 de Quelques Nouvelles, en 2016 !

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Edito avril 2017

L'exigence de liberté intérieure

Au début du mois de février, Arte a consacré deux émissions sur Hannah Arendt (1906 - 1975). Cette politologue et philosophe  juive  d'origine allemande a pu fuir  en 1942 l'Allemagne nazie pour les Etats-Unis, échappant ainsi aux camps de concentration et à la mort. Sa réflexion  a porté entre autres thèmes sur le totalitarisme. Lors du procès d'Echmann en 1961-1962  à Jérusalem, elle a couvert l'événement pour le journal américain The New-Porker. Par la suite elle a publié ses observations et réflexions dans son célèbre livre Eichmann à Jérusalem[1] qui provoqua  des remous dans le monde juif et même occidental.

Que disait-elle ? Elle affirmait qu'Eichmann qui était chargé d'organiser la solution finale  ne s'y était pas livré par une sorte d'antisémitisme forcené, comme on le lui reprochait,  mais par une obéissance quasi obsessionnelle aux ordres qu'il avait reçus des responsables nazis. En effet, après avoir juré solennellement fidélité au Führer  et  à sa politique, il s'était appliqué avec une conscience aigüe à mettre en oeuvre  la mission qu'on lui avait confiée :  planifier l'envoi de centaines  de milliers de juifs vers  les chambres à gaz.  C'est ce qu'il n'a cessé  d'affirmer au cours de son procès : « Je n'ai fait qu'obéir aux ordres, lié par le serment que j'avais prêté ».  Cette attitude de soumission inconditionnelle,  Hannah Arendt l' appelle La banalité du mal, ici  sous sa forme extrême.  Le mot banalité ne relativise aucunement le mal ni ne dédouane son auteur, mais attire l'attention sur les piètres motifs qui poussent des individus à commettre le mal, à savoir  l'obéissance aveugle à leurs supérieurs à laquelle ils ne se sentent pas le droit de  déroger. "C'est dans le vide de la pensée que s'inscrit le mal." Nous sommes ici au comble de la déresponsabilisation, découlant de l'adhésion à un ou des chefs  incarnant la Vérité.

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