De sa cure à Chatel-Guyon, Marguerite Miolane accompagne la réponse d’un questionnaire proposé par Thérèse de Scott d’une lettre, le 3 juin 1983… vous pouvez citer mon nom si vous voulez, mais je compte sur votre discrétion comme l’a été ma place auprès de Légaut que j’ai accompagné de mon mieux, dans l’ombre le plus souvent. Il est donc possible de compléter son portrait.
CI-APRÈS :
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QUI TÉMOIGNE ?
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Si c’est Marguerite, OÙ COMMENCE LE RÉCIT DE SON TÉMOIGNAGE ?
Marguerite Miolane est venue la première fois en 1925 à la rue Geoffroy-Saint-Hilaire, elle avait 23 ans. Légaut et Perret étaient là. Plusieurs jeunes inconnus de moi. Messe le matin, l’après-midi séance de musique : c’était la première fois que j’entendais de la vraie musique. Je suis restée à l’écart, presque incognito, très intimidée. Je ne suis allée qu’une fois rue Geoffroy. [Puis ce fut la rue Galilée,]
PROBLÈMES CONJUGAISON SUR LE VERBE PARTIR/REPARTIR : Je partais (imparfait), je partis (passé simple) : je partai (sans s) ne va pas. Marguerite s’exprime-t-elle à l’imparfait ? au passé simple ?
je partai [sic] le samedi soir de Saint-Chamond vers 20h, arrivai à Paris à 6h du matin. À 8h je me présentai rue Galilée. Je repartai [sic] à 8h du soir pour arriver à Saint-Chamond le lundi matin à 6h. J’étais dans ma classe à 7h45.
Légaut est venu chez Pierre Renevier mon voisin en 1930 ou 1931 je crois. Il nous a fait une méditation sur les rois mages et nous lui avons demandé de nous envoyer de temps en temps un schéma de méditation pour nous aider. Je crois que ce fut l’origine d’envois réguliers hebdomadaires d’une méditation dactylographiée à un nombre de plus en plus important de camarades, de curés (méditation de Légaut, Perret, Jeanne Pétrin) VÉRIFIER QUE J’AI BIEN LU LE PATRONYME DE JEANNE.
Je suis allée aux Granges pour la première fois le 1er novembre 1940 avec Marguerite et Marcel Légaut voir la propriété à vendre, proposée par un notaire. En raison de l’état des bâtiments – lamentable – et l’état des chemins presque inexistants, de l’éloignement, j’étais opposée à l’achat, ne voyant pas possible la ré-installation du groupe que la guerre avait séparé en 1938. Marguerite a décidé l’achat. Marguerite et Légaut habitaient chez moi à ce moment-là. Ils venaient de se marier le 10 octobre 1940 à Saint-Chamond. Je suis montée ensuite bien des fois aux Granges alors que Légaut et Marguerite étaient seuls encore, puis durant la guerre alors qu’il y avait Jéromine [Voirin], de jeunes Alsaciens, des Juifs. Voyages difficiles, dangereux, nuit passée à Valence en salle d’attente. Je montais seule de Luc aux Granges, 2h de marche avec une valise. Je redescendais souvent seule la nuit pour reprendre le train à Luc. J’attendais le premier train en gare de Lyon pour arriver à 6h à Saint-Chamond.
Je garde des souvenirs multiples de prières communes [à Paris ou à Chadefaud-Scourdois] récitées souvent par Légaut. Du Salve qui terminait les journées, des conférenciers illustres, de la confiance et amitié que m’ont accordé Légaut et Perret et de tous les amis dont l’affection dure encore.
ENSUITE, LE TEXTE MÉLANGE LE RÉCIT DU NARRATEUR ET CELUI DU TÉMOIN
À Chadefond, Marguerite restait un mois l’été, une dizaine de jours à Pâques. Deux fois j’y suis allée à Noël (quel froid en ce Massif Central).
Ce document, au fonds Légaut de Louvain-la-Neuve, est clair sur le lien continu entre le groupe et Légaut lors de sa mutation professionnelle et géographique, et apporte des éléments sur l’attirance qu’exerçait ce groupe sur les jeunes… Marguerite Miolane a 23 ans au départ.
