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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Nouvelle section: Histoire

icone histoireEn 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans. Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle, à commencer par la réponse à donner sur le fait même de cette continuité dans un contexte ecclésial marqué moins par le souci de recherche que par le souci d’orthodoxie. Et des travaux préliminaires, inachevés mais déjà avancés, existent, en particulier des biographies de membres du groupe Légaut.
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Edito Janvier 2022

Il y a plus de 50 ans, Légaut écrivait : « Sans cesse réfléchir sur l'échec du christianisme et sa réussite. Être harcelé par l'abstention des chrtiens le plus souvent encore invisible ». (Travail de la foi p.72).

Je vais essayer de reprendre à mon compte cette question, en relisant mon itinéraire de chrétien ; j'avais 20 ans en 1970. La formation chrétienne reçue, après l'adolescence, consistait à écouter et méditer les Évangiles, et à en tirer des motifs pour améliorer son comportement, devenir comptissant, solidaire, s'engager pour un monde plus juste... D'une certaine manière, on pensait connaître Jésus et il s'agissait de passer aux actes. Mais cela suffisait-il pour avoir une foi enracinée ?

« ... éduqués religieusement à la manière ancienne, ... vaguement croyants au départ, ils deviennent vaguement athées ensuite comme quiconque peut l'être sans efforts dans les temps présents ». (Un homme de foi et son Eglise p. 84).

Le blé, semé à l'automne, germe et sort de terre au début de l'hiver. Il arrive que le gel « déchausse » la céréale, la soulève : les racines n'ont plus pied et le blé s'étiole. C'est pour cela qu'en fin d'hiver le paysan passe un rouleau sur le sol pour que les racines « s'enracinent » et retrouvent la terre.

Je pense souvent à cette image : est-ce que la formation chrétienne classique reçue était adaptée aux grands hivers ?

En effet, nous n'étions pas invités au travail personnel dans ce domaine. Il suffisait pour nous d'adhérer et cela nous dispensait de chercher. D'ailleurs, l'Église avait ses spécialistes qui cherchaient pour nous, nous libérant ainsi pour les tâches dans le monde. Nous pensions que l'action suffisait.

De plus, le passé, l'histoire, nous ennuyaient et nous semblaient inutiles. Nous ne visitions pas, comme le recommandait fortement Marcel Légaut, les 20 siècles de christianisme où, dans des contextes très divers, des témoins ont vécu comme ils ont pu de ce dont vivait Jésus. « Par leur présence secrète, ils accompagnent de près ou de loin le croyant... et le font entrer, autant que cela se peut, dans leur communion avec Jésus... » (Introduction à l'intelligence du passé et de l'avenir du christianisme p. 30).

Enfin, découvrir le « travail » d'un témoin, Légaut par exemple, pouvait laisser penser que l'essentiel était fait, alors que ce n'était qu'une amorce. L'enjeu était, pour chacun, d'entamer son propre « travail de la foi »...

En ignorant la richesse et la profondeur du sol qui porte et attend, le blé « hors sol » est à la merci des brutalités du temps, des désarrois et des idéologies...

30 ans après la mort de Marcel Légaut, les travaux et les recherches donnent une lumière nouvelle sur son œuvre. Et si nous n'avions pas fait tout le tour de son travail ? Avons-nous exploré la profondeur des strates qui nous portent ? Et si nous avions, sans le savoir, un certain savoir-faire pour enraciner la foi ? Et si c'était l'A.D.N. de notre Association ?

Francis Bonnefous, Président de l’A.C.M.L.

Quelques nouvelles Janvier 2022

Pourquoi je suis resté catholique ? (suite 4)

Le pharisaïsme que Jésus critique, ce n'est pas le pharisaïsme d'un hypocrite, c'est la suffisance d'un bon chrétien (en transposant) qui se contente, qui se protège, qui se contente d'observer la loi et les praques pour se protéger des exigences qui montent en lui mais qui vont beaucoup plus loin que cette sorte de pratique. Donc chez lui déjà il y a une transformation et c‘est à ce point qu'après avoir critiqué, n'ayant aucun titre universitaire devant les scribes et les docteurs de son temps, prenant des positions de plus en plus brutales à mesure que la polémique se faisait de plus en plus violente, sa position est devenue impossible. C'est pourquoi il a été rejeté.

Revenons sur son itinéraire... D'une piété héréditaire, héritire de la vigueur spirituelle du passé, et quel passé, celui d'Israël, par un travail intérieur où Dieu est très présent, (comme ça peut être un travail intérieur pour chacun d'entre nous mais à une échelle différente, la sienne, la nôtre), critiquant grâce à la ferveur qu'il avait reçue de son passé l'héritage d'Israël pour le dépasser. C'est ainsi que son message est pour nous quelque chose de semblable. Nous avons à hériter du passé pleinement et, grâce à la vigueur que nous recevons de ce passé, nous avons à le criquer à la lumière des nécessités, des exigences de notre époque. Et c’est ainsi que, le critiquant, nous serons en mesure (dans quelle mesure je n’ose pas le préciser) de permettre à l’Eglise de progresser.

L'Église ne peut pas donner ce que nous sommes en mesure de lui proposer. Elle ne peut tout au plus que le refuser et c'est alors, la grande chose spéciale, dans la mesure où l'Église ne peut pas l'accepter, elle persécutera celui qui lui apporte. Et c'est peut-être à travers cette persécution qu'elle recevra le message qui lui permettra de se développer et de retrouver dans les temps qui viennent le souffle de la vieillesse.

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Pierre Voirin (1907 – 2000) -Inédit

Pierre Voirin est né le 22 août 1907 à Marou (Meurthe-et-Moselle). Normalien à Nancy de 1924 à 1927, il prépare l’École Normale de Saint-Cloud et y fait ses études de 1928 à 1930, époque où, depuis 1925, les Cloutiens sont en contact avec Marcel Légaut. « Au cours de [mes] rapports quasi quotidiens de 1932 à 1940 [il a rencontré Légaut en 1927] !!! écrit- il, j’ai découvert l’Évangile. Ce livre avait été jusque-là pour moi le recueil des textes liturgiques lus à l’autel par le prêtre à la messe du dimanche. Ou bien le texte servait d’appui à un enseignement doctrinal où le souci de faire connaître la personne de Jésus n’apparaissait point ; ou bien il prêtait à un commentaire où la sentimentalité dominait, nourrissant des ferveurs ancestrales que ranimait chaque année la même forme d’éloquence. Je tenais l’Évangile comme le livre à l’usage des prêtres pour l’édification des fidèles. Je découvris grâce à Marcel Légaut qu’il pouvait être un livre de méditation personnelle et quotidienne […] ». Il obtient alors la première partie du professorat des Écoles Normales en lettres, passe un certificat d’histoire du Moyen-Âge (1929), se marie en 1935 avec Jéromine (+ 1998), le couple n’aura pas d’enfants. Avec son diplôme de première partie du professorat de lettres, il enseigne à un Cours complémentaire à Paris, boulevard Montparnasse. .

Il est en congé du 1er octobre 1941 au 30 septembre 1945 : il se trouve à ce moment-là aux Granges de Lesches (Diois) avec son épouse . Marcel Légaut le cite dans son projet d’Université en milieu rural adressé au ministère, à Vichy. Après son congé, il est détaché à l’Association lorraine de 1945 à 1955, et travaille donc dans le domaine de l’éducation spéciale, en compagnie d’Hélène Haumesser-Albert et de son épouse : « Je rejoignis, le jour de Noël, quelques ‘‘éducateurs’’  aussi neufs que moi-même en rééducation, dans un ancien asile de nuit que le malheur des temps avait promu à la dignité de maison de rééducation. Au plan technique, nous devions assurer l’accueil, l’observation et le triage de 80 garçons de 10 à 18 ans. Humainement, c’était un havre de misère physique et morale ». Soucieux d’une direction médico-psychiatrique, nourri de méthodes actives (scoutisme, hébertisme), Pierre Voirin est épaulé par le Dr Meignant, ancien élève de Heuyer, avec Rousselet, professeur de lettres au lycée Poincaré  de Nancy, détaché à l’inspection de la Population.

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Souscription

Marcel Légaut. Historique du groupe Légaut (1925 – 1962).

Édition annotée par Dominique Lerch, Mirmande, 2021.

Marcel Légaut a porté en lui le rêve d’une communauté, et le « conférencier mondain » mort en Avignon en 1990 revenait d’une conférence donnée à l’un de ces nombreux « groupes » dont il alimentait la réflexion. En 1962, il a éprouvé la nécessité de faire l’historique du groupe Légaut ; ce groupe à la fois parisien un temps, auvergnat, drômois : Chadefaud-Scourdois, Les Granges de Lesches en Diois, Mirmande. Cette analyse faite devant des « piliers » du groupe, les Masson et les Ehrhard, était discrètement disponible à Mirmande, à la Magnanerie, où les rencontres se tiennent chaque été depuis 1967. Durant plusieurs étés, un petit groupe autour d’Anne et Dominique Lerch a cherché à rendre ce texte compréhensible en le situant dans les courants de la recherche historique actuelle. Francis Bonnefous le préface, invitant le lecteur à continuer à saisir l’originalité d’un tel groupe. Étienne Fouilloux conclut en qualifiant ce texte de pièce maîtresse pour une véritable histoire du groupe Légaut, groupe qu’il convient d’insérer dans une véritable renaissance, durant l’entre-deux-guerres, d’une intelligentsia catholique avec différents pôles en tension.

Afin de déterminer le tirage d’une édition réalisée par l’ACML, vous pouvez souscrire à ce document d’une centaine de pages avec une vingtaine d’illustrations au prix de 12 € + éventuels frais de port (6 €). Après le 15 juin 2021,le prix normal est de 16€. L’ouvrage sera disponible à Mirmande.

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