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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Nouvelle section: Histoire

icone histoireEn 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans. Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle, à commencer par la réponse à donner sur le fait même de cette continuité dans un contexte ecclésial marqué moins par le souci de recherche que par le souci d’orthodoxie. Et des travaux préliminaires, inachevés mais déjà avancés, existent, en particulier des biographies de membres du groupe Légaut.
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Célébrations eucharistiques de notre temps

1) Vendredi 30 avril dernier, la Conférence des Evêques de France (CEF) a publié sur son site Internet un dossier intitulé « L’Eucharistie, un mystère », présentant, à l’occasion de la publication prochaine en France du Missel romain (édition 2020), les différents textes fondateurs : la lettre encyclique du pape Paul VI sur la doctrine et le culte de la Sainte Eucharistie, du 3 septembre 1965, la lettre encyclique du pape Jean-Paul II « Ecclesia Eucharistia » [L’Eglise vit de l’Eucharistie] sur l’Eucharistie dans son rapport à l’Eglise en date du 17 avril 2003 et l’exhortation apostolique post synodale « Sacramentum Caritatis » du pape Benoît XVI sur l’Eucharistie, source et sommet de la Vie et de la mission de l’Eglise, du 22 février 2007. Il n’est pas possible dans un éditorial aussi court de pouvoir commenter ces trois textes, qui expliquent très précisément les positions des responsables au Vatican de l’Eglise catholique sur la célébration eucharistique. Ce dossier ne mentionne pas encore la date à laquelle s’appliquera le Missel Romain pour l’Eglise catholique en France.

2) Contrairement aux « directives » du pape Paul VI, qui, dans son encyclique ci-dessus, s’était élevé contre les « personnes qui parlent ou écrivent » sur les célébrations eucharistiques, et dont « certaines opinions troublent les esprits des fidèles en causant une grande confusion d’idées touchant aux vérités de la foi », Marcel Légaut, dans « Patience et Passion d’un croyant », (Ed du Cerf 2011, p. 104 et sq), en réponse à la question de Bernard Feillet l’interrogeant sur la « différence entre une célébration de l’Eucharistie présidée par un prêtre avec quelques catholiques chez l’un d’entre eux, et la réunion d’une petite communauté protestante célébrant la Cène » expose avec clarté un point de vue différent de celui du pape : « Tout dépend de l’esprit dans lequel les uns et les autres célèbrent la Cène. L’essentiel est qu’ils le fassent dans l’esprit même que les disciples ont connu quand ils étaient au Cénacle à prendre leur dernier repas avec Jésus. L’essentiel est qu’ils célèbrent la Cène, (…) pour que leur foi grandisse avec leur intelligence de ce que Jésus a vécu en ce moment solennel où toute sa vie se concentrait et s’accomplissait. Mais, me direz-vous, et la présence réelle ? Je pense pour ma part que lorsque les disciples étaient autour de Jésus le dernier soir, ce n’est pas à « la présence réelle dans le pain et le vin » qu’ils pensaient. Nous avons à en faire autant. La messe n’est pas l’opération spécialement instituée pour fabriquer un sacrement.» 

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Quelques nouvelles Juin 2021

LA COMMUNION AU NIVEAU DE L'EXISTENCE, profondeur de la rencontre de l’autre

Quand quelqu'un a été suffisamment fidèle  à ce qu'il devait être, il est intelligent de la fidélité de l'autre, même si l'autre, grâce à sa fidélité, se comporte de façon tout à fait différente de lui. Cette intelligence secrète entre deux êtres suffisamment fidèles est capitale, car c'est le fondement de la communion au niveau de l'existence. Ces deux être découvrent, sans l'avoir voulu, que ce qu'ils ont chacun vécu [intérieurement] quoique de façon différente, l'autre l'a vécu pour l'essentiel de la même manière.
Nous avons là comme une manière d'extérioriser en l'autre la réalité secrète que nous avons vécue au fond de nous-mêmes, de sorte que, en le découvrant en l'autre, nous le comprenons mieux en nous -mêmes. De ce fait, nous nous révélons mutuellement, non plus simplement l'aveu que nous pouvons nous faire de l'amitié et de l'amour, mais l'aveu que nous pouvons nous faire de l'essentiel que nous avons vécu, cette sorte de secret intime qui ne se communique pas mais qui, cependant à certaines heures, devient non pas un jardin public, mais un jardin où, dans une certaine mesure, deux êtres peuvent se reconnaître. (1)
Il n'y a pas de vie spirituelle qui, d'une manière ou d'une autre, n'ait l'occasion de rencontrer ce niveau. Il y a trois aspects, souvent très entremêlés, qui peuvent se présenter dans beaucoup de vies. Plus la communion s'approfondit, plus on s'approche de l'essentiel.
Premier aspect : Deux jeunes. Ils n'ont pas de passé, mais ils peuvent avoir une préconscience de ce qu'ils ont à vivre pour avoir une vie qui mérite d'être vécue. Lorsque la communion de vie atteint ce niveau, nous atteignons la communion au niveau de l'existence. Ce que nous deviendrons sera très différent de ce que nous avions pensé devoir devenir. Mais au niveau de l'existence, on découvrira plus tard,  avec étonnement et admiration, que l'essentiel que nous rêvions de vivre à travers des formes qui n'ont pas été vécues se trouve avoir été vécu à travers des formes autres, sans que nous le sachions.

Souscription

Marcel Légaut. Historique du groupe Légaut (1925 – 1962).

Édition annotée par Dominique Lerch, Mirmande, 2021.

Marcel Légaut a porté en lui le rêve d’une communauté, et le « conférencier mondain » mort en Avignon en 1990 revenait d’une conférence donnée à l’un de ces nombreux « groupes » dont il alimentait la réflexion. En 1962, il a éprouvé la nécessité de faire l’historique du groupe Légaut ; ce groupe à la fois parisien un temps, auvergnat, drômois : Chadefaud-Scourdois, Les Granges de Lesches en Diois, Mirmande. Cette analyse faite devant des « piliers » du groupe, les Masson et les Ehrhard, était discrètement disponible à Mirmande, à la Magnanerie, où les rencontres se tiennent chaque été depuis 1967. Durant plusieurs étés, un petit groupe autour d’Anne et Dominique Lerch a cherché à rendre ce texte compréhensible en le situant dans les courants de la recherche historique actuelle. Francis Bonnefous le préface, invitant le lecteur à continuer à saisir l’originalité d’un tel groupe. Étienne Fouilloux conclut en qualifiant ce texte de pièce maîtresse pour une véritable histoire du groupe Légaut, groupe qu’il convient d’insérer dans une véritable renaissance, durant l’entre-deux-guerres, d’une intelligentsia catholique avec différents pôles en tension.

Afin de déterminer le tirage d’une édition réalisée par l’ACML, vous pouvez souscrire à ce document d’une centaine de pages avec une vingtaine d’illustrations au prix de 12 € + éventuels frais de port (6 €). Après le 15 juin 2021,le prix normal est de 16€. L’ouvrage sera disponible à Mirmande.

acrobaticon1Télécharger le bulletin de souscription en PDF

Mgr Henri Roger Marie Beaussart (1879-1952) et ses « paroisses »

Mgr Henri Roger Marie Beaussart (1879-1952) et ses « paroisses » :
de Saint-Jacques-du-Haut-Pas à la réhabilitation du Maréchal Pétain
en passant par le père Portal, Marcel Légaut, l’archevêché de Paris ou Mgr Roncalli.

 Parmi les conférenciers que le père Portal suscitait pour les catholiques de l’Ecole Normale Supérieure après la première guerre mondiale, le curé de Saint-Jacques-du-Haut-Pas de 1925 à 1928, Mgr Henri Roger Marie Beaussart(1). Celui-ci, né en 1879 à Epinal d’un père journaliste, passé par le séminaire Saint Sulpice, enseignant de philosophie au « collège » Stanislas (où il a… De Gaulle comme élève), puis directeur de cette institution, vicaire général et archidiacre de Saint Denis, attaché aux vocations sacerdotales, devient évêque auxiliaire de l’archevêché de Paris (puis archevêque auxiliaire). Il est estimé par le cardinal Verdier : vaste culture, parole élégante et élevée, travail méthodique, opiniâtre, presque inlassable, un dévouement qui fait de lui pour tous les membres du clergé un véritable père, et surtout une vie spirituelle lumineuse et intense. Un témoin, le chanoine Guédon, atteste qu’il ne l’a jamais vu lire un journal, que sa bibliothèque est bien fournie en œuvres profondes (Hallo, Bloy, Bourget, Barrès), bien dotée des Pères de l’Eglise et des théologiens. Il a rejeté Loisy, les philosophes de l’immanence, il appartient à la famille des grands mystiques (Suso, Jean de la Croix, Thérèse d’Avila). Son parcours et les « paroisses » fréquentées ou dirigées de 1925 à 1952 en font une figure certes discrète de l’épiscopat français. Discrètement, il se retrouve derrière bien des dossiers, l’enseignement catholique, l’appui à Vichy et sa démission contrainte de l’épiscopat, son appui résolu à l’intransigeance catholique et son cheminement, un temps, avec Marcel Légaut.

Grâce aux Carnets du Cardinal Baudrillart, on peut suivre la carrière de Mgr Beaussart : en 1925, au moment où il est nommé à Saint-Jacques-du-Haut-Pas, il avait été intéressé par la création d’une paroisse française à Varsovie ; en 1933, il est présent lors du pèlerinage de l’enseignement catholique à Rome ; en 1933, lors d’une réunion du conseil de surveillance à l’archevêché de Paris, « il fait un rapport sur la revue Esprit qui exerce son action dans les milieux catholiques : les passages qu’il lit sont monstrueux ; jamais ni les modernistes, ni l’Action Française n’en diront autant, et il conclut qu’il ne convient pas de condamner et le cardinal est d’accord (t. VI, p. 613). Il n’empêche, lorsque Mgr Beaussart est nommé évêque auxiliaire de Paris, « ce choix s’imposait ». Mgr Baudrillart a la dent dure vis-à-vis de Marcel Légaut lors du sacre en 1935 : « il fait très beau à tous points de vue ; beaucoup d’évêques et une foule immense à Notre Dame. Deux toasts laïcs furent médiocres : ceux d’un ex-normalien du groupe qui se qualifie de tala (ce qui lui semble devoir intéresser le monde entier) et fut disciple de M. Portal, Marcel Légaut ». En 1937, il est nommé directeur de l’enseignement diocésain. « Mgr Beaussart fait à peu près tout, est surmené et accablé de mille broutilles… en outre éclate un conflit entre l’Action Catholique et l’administration de l’enseignement diocésain ». Mgr Beaussart serait-il le successeur de Mgr Baudrillart à la tête de l’Institut Catholique ? C’est ce que sent Mgr Baudrillart et la question est évoquée devant Pie XII. C’est alors que Mgr Beaussart « se promène », dixit Mgr Baudrillart, en Roumanie, en Bulgarie, en Hongrie, en Espagne en octobre 1939 ; Mgr Beaussart qui craint tout ce qui tend à réveiller la lutte des classes lui confirme sa crainte du bolchevisme : il « est arrivé comme moi à la conviction que plusieurs ont voulu cette désastreuse évacuation (de Paris) pour préparer une armée révolutionnaire qui, après la guerre, sera mûre pour le bolchevisme que combat encore M. Daladier ». Et finalement, il voudrait, en 1940 « maintenant un évêché de province ; (…) je l’encourage à rester et à ne pas jeter le manche après la cognée… ». La même année, Mgr Beaussart est à la peine lors des funérailles du cardinal Verdier et prend ainsi position sur les miracles de la guerre :

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Les membres du groupe Légaut (1925 – 2025)

L’œuvre de Marcel Légaut, en partie témoignage discret du fait de l’abstraction, en partie interrogations amenant le lecteur à se dévoiler, a marqué une période (1950 – 1990). Approchant l’exigence d’être disciple de Jésus en questionnant inlassablement les Évangiles, il a mûri cette œuvre en travaillant de ses mains dans une exploitation sylvo-pastorale à 1.000 m d’altitude dans le Diois, après 1940, aux Granges-de-Lesches. Lui, l’élève de Normale Supérieure rue d’Ulm, le professeur d’université en mathématiques à Nancy, Rennes, Lyon, prend un congé de longue durée et résiste, au nom de sa mission, à tout retour. Toutefois cette aventure ne peut s’expliquer sans la présence à ses côtés, continue, d’une épouse attentionnée et ô combien solide, et d’un groupe. Que ce soit à Paris, ou durant l’été à Chadefaud-Scourdois, il y a eu puissance d’écoute: des auditeurs attentifs qui, disait-il, le rendent intelligent. Aux Granges-de-Lesches aussi, après 1945, le groupe est bien présent dans sa réflexion, dans la nécessaire réorientation des sujets ou de la manière de les traiter. L’œuvre s’élaborant progressivement, il a là des amis attentifs et critiques : tel topo sur le « fatal » est tombé vraisemblablement à plat et ne réapparaît pas dans ses ouvrages; tel autre topo sur la messe est repris à plusieurs reprises, devient une conférence, puis un chapitre de livre. 

Et se révèlent des aidants variés, à côté des écoutants : tel va garder le troupeau du berger pour que celui-ci puisse achever tel chapitre (Pierre Renevier, Guy Lecomte), tel autre va accueillir l’un ou l’autre enfant du couple, afin d’aider à sa scolarité (Barbazanges, Raynal), telle autre (Yvonne Masson), inlassablement, martyrise sa machine à écrire et fournit les multiples tapuscrits à partir de manuscrits à l’écriture si fine, tapuscrits corrigés à leur tour. Tel autre va amener l’eau par des conduites en métal ou un véhicule tout terrain, une Jeep (René Raynal), tel autre prépare le repas et recopiera un manuscrit amené à être retouché. J’affirme donc, quelle que soit la grandeur du spirituel qu’est Marcel Légaut, que ce qui fait une de ses originalités, c’est d’avoir porté (parfois difficilement) un groupe avec des éléments passants et des fidélités à longueur de vie.

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