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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Nouvelle section: Histoire

icone histoireEn 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans. Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle, à commencer par la réponse à donner sur le fait même de cette continuité dans un contexte ecclésial marqué moins par le souci de recherche que par le souci d’orthodoxie. Et des travaux préliminaires, inachevés mais déjà avancés, existent, en particulier des biographies de membres du groupe Légaut.
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Edito avril 2021

Sourires d’avril !

Toujours nos incertitudes et nos fragilités, toujours la dureté du monde et... toujours la Covid.

Au milieu du tohu-bohu (Gen.1/2, traduction André Chouraqui), l’Esprit génère de belles pousses de printemps : 

Chaque livre est un printemps

Chaque livre est un pèlerinage

D’abord, le livre de Dominique Collin Le christianisme n’existe pas encore que notre ami Jacques Musset a présenté tout le mois de mars dans Golias Hebdo. 

Jacques, quant à lui, propose Jésus a fait sa part, faisons la nôtre ! Pour une fidélité créatrice à paraître prochainement aux éditions Golias.

Deux autres fleurs de printemps : Vivre avec nos morts de Delphine Horvilleur et Pour l’amour de Dieu dans lequel Anne Soupa « ose bousculer l’Église ».

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Quelques nouvelles Avril 2021

LA RENCONTRE DE L'AUTRE EN PROFONDEUR ET LA RELATION A DIEU

legautqnavril21Respecter l'autre, porter intérêt à l'autre : ces deux premiers niveaux de la relation à l'autre en profondeur sont déjà fort exigeants. Il nous faut découvrir, chacun à notre manière  - et c'est en ça qu'ils dépassent de beaucoup l'obéissance à la loi - des exigences qui nous sont propres et dont le caractère impératif ne peut pas être entièrement justifié par les raisons que nous nous en donnons. Ce caractère impératif vient de ce que nous sommes plus que les raisons que nous pouvons nous donner. Par certains côtés, il va varier avec l'état spirituel où nous nous trouvons, avec je ne sais quoi qui agit en nous, qui est un peu la conséquence de tout ce que nous avons été, où notre fidélité va beaucoup plus loin qu'une simple régularité.

Là s'introduit déjà une activité qui n'est pas que de nous. Pour respecter l'autre, pour lui porter intérêt au niveau où il est mystère, il nous faut une activité créatrice qui n'est pas la simple conséquence des techniques que nous pouvons apprendre. Elle n'est donc pas entièrement à notre disposition comme les moyens que nous avons appris. C'est là qu'existe une première communion entre ce que nous sommes et cette activité intime qui n'est pas que de nous, qui est celle de Dieu en nous - pour employer le mot - et qui nous permet, au moins à certaines heures, si nous y correspondons, d'être un peu au-dessus de ce que nous sommes en temps normal.

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Il y a cinquante ans...

Il y a cinquante ans tout juste, paraissaient les deux grands livres majeurs de Marcel Légaut dont la dizaine d’autres qui suivirent jusqu’en 1990 explicitèrent les multiples ressources.  En 1970, ce fut d’abord  Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du christianisme, puis, un an plus tard,  L’homme  à la recherche de son humanité. En réalité, ces deux livres, avaient été conçus par M. Légaut pour n’en faire qu’un seul de 700 pages intitulé L’accomplissement humain. La première partie développait le cheminement de l’homme à la recherche de son humanité. Le second  décrivait en quoi le christianisme issu de Jésus pouvait être source d’humanisation pour l’homme moderne.  L’épaisseur de l’ouvrage et l’attention soutenue que demandait sa lecture décidèrent l’éditeur Aubier à le publier en le scindant et en faisant paraître en premier la seconde partie qui lui paraissait plus « accrocheuse » pour le lecteur chrétien. Malgré sa double déception, Marcel Légaut se réjouit de voir publier enfin, même tronçonné et pas dans l’ordre (il avait frappé à d’autres portes sans succès) ce livre qui était comme le testament de son existence.

Pour lui, en effet, il y partageait au seuil de la vieillesse ce qui l’avait aidé à  devenir lui-même et à trouver le sens de sa propre vie, persuadé de surcroît que la voie qu’il avait suivie pouvait inspirer nombre d’hommes et de femmes en quête de vie authentique. Durant son élaboration, il en avait  d’ailleurs soumis les chapitres à ses « camarades » qui, depuis 1946, montaient chaque été dans son hameau des Granges pour se ressourcer communautairement. Guy Lecomte jeune normalien  fréquentait déjà Marcel Légaut et pourrait évoquer ces temps de lecture et les débats intenses qui s’ensuivaient, moyennant quoi Légaut  s’astreignait ensuite à corriger et à clarifier ses textes. Ce qui lui a fait écrire dans l’Avertissement de son premier livre paru. « Ce livre est évidemment d’un seul auteur...mais beaucoup ont collaboré  à cette œuvre, morts et vivants, par leur présence active dans la vie de l’auteur. L’auteur leur doit à tous le témoignage que ce livre n’aurait jamais été écrit sans eux, et même, que sans eux, il n’aurait pas été d’abord vécu ».

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Témoignage d'André Glossinde sur sa rencontre avec Marcel Légaut

(Ecrit le 3 septembre 1977)

Comment ai-je pu rencontrer Légaut alors que j'étais perdu dans un petit village ?

De la manière la plus simple et la plus humaine. Un certain dimanche, c'était la fête dans un village voisin où ma femme avait des parents. Elle est allé danser sans son mari et s'est dénichée un jeune instituteur assez séduisant, que certains d'entre vous connaissent : Jean Chognot.C'était l'année où Bremond avait été reçu à l'Académie Française. J'avais lu "La poésie pure", "Prière et poésie" et cela m'avait donné l'envie de lire "L'histoire du sentiment religieux", mais mes finances ne me permettaient pas d'acheter actuellement ces volumes.

J'ai donc fait la connaissance de ce garçon. Histoire de meubler la conversation, on a échangé sur nos lectures et, en parlant de Bremond, il me dit :"Je connais quelqu'un qui pourrait vous prêter ces livres, je suis sûr qu'il les a". Il me donne une adresse : M. Marcel Légaut, professeur à l'université de Rennes. Jean Chognot avait fait partie du petit groupe que Légaut avait. réuni l'année où il était professeur à l'université de Nancy. C'était probablement l'année précédente.

J'ai envoyé une lettre, en m'excusant, sans faute d'orthographe, mais d'ailleurs cela n'aurait pas eu d'importance car Légaut ne les aurait pas vues. "Monsieur le Professeur, j'apprends que... Si vous pouviez m'envoyer l'un ou l'autre de ces livres, je vous en serais bien reconnaissant et je suis, bien entendu, prêt à vous payer la somme que vous m'indiquerez pour la location..."

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Le père René d’Ouince (Vendôme 2 août 1896 – Paris 21 décembre 1973)

Directeur des Études durant dix-sept ans (1935-1952), père spirituel du père Teilhard de Chardin, animateur discret et « camarade » du groupe de Marcel Légaut à la hauteur d’une vie, ce jésuite réservé, distingué, d’une exquise politesse, bienveillant avec un œil légèrement ironique, a laissé somme toute peu de traces. On le trouve, quasiment de la même génération que Marcel Légaut, en 1913, au moment où il quitte Poitiers pour le noviciat de Canterbury – les ordres religieux se sont installés à l’étranger du fait des tensions avec l’Église et des rejets de la République par l’Église, monarchiste à cette époque pour sa plus grande part. Il a fait la guerre de 14/18 : « J’y ai connu l’abrutissement de la veille et de l’effort physique et j’avais vingt ans »(1). René d’Ouince passe une licence de mathématiques, est ordonné prêtre en 1928. Il aurait dû être professeur de théologie, note son biographe(2), mais « le petit groupe d’intellectuels dont il fait partie était suspect » : depuis 1925, le groupe Légaut existe, et sans pouvoir en fixer la date, le père d’Ouince en fait très vite partie. On le retrouve durant l’année universitaire 1934/35 à la Catho de Paris comme professeur de dogmatique, puis comme supérieur des Jésuites et directeur de la revue des Études de 1935 à 1939, puis de 1945 à 1952. La césure de la guerre le trouve mobilisé, puis captif en Allemagne durant un an, libéré au titre d’ancien combattant de la guerre 1914/18. Il est incarcéré à Fresnes durant le carême de 1944 pour avoir fait fuir le père Fessard(3) recherché par la Gestapo. De 1952 à 1959, il exerce la fonction de supérieur de la rue de Sèvres puis, jusqu’à sa mort en 1973, il se trouve rue de Grenelle comme père spirituel. Animateur de retraites et de récollections, il s’intéresse au marxisme, à l’autorité et l’obéissance dans l’Église, à l’existentialisme et au sens de la liberté, à l’Index, aux questions morales posées par la guerre d’Algérie(4).

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