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Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Nouvelle section: Histoire

icone histoireEn 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans. Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle, à commencer par la réponse à donner sur le fait même de cette continuité dans un contexte ecclésial marqué moins par le souci de recherche que par le souci d’orthodoxie. Et des travaux préliminaires, inachevés mais déjà avancés, existent, en particulier des biographies de membres du groupe Légaut.
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Edito Juillet-août 2022

« Le dialogue Légaut-Teilhard nous a apporté un christianisme adulte. »

Ces dernières semaines, j’ai découvert et lu le remarquable ouvrage de Mercè Prats Une parole attendue. La circulation des polycopiés de Teilhard de Chardin paru en mai 2022 aux éditions SALVATOR dans lequel est racontée l’incroyable épopée des écrits de Teilhard de Chardin. On y découvre, en particulier, que c’est le père Gaudefroy qui introduisit Teilhard dans le cercle de Monsieur Portal dont faisait partie Marcel Légaut. Plusieurs références sont données dans l’ouvrage en lien avec Marcel Légaut dont celle d’un texte de Gérard Soulages intitulé Le groupe Marcel Légaut et le rayonnement du R.P. Teilhard de Chardin (1) écrit entre 1960 et 1966-67. Dans cet éditorial, je voudrais simplement reprendre quelques extraits du « témoignage très personnel qui n’engage que lui-même » de Gérard Soulages, extraits qui, même s’ils sont datés, nous disent ce qu’a été pour lui le groupe Légaut.

« Notre groupe, malgré toutes ses limites et tous ses défauts, représente une forme exemplaire de recherche qui va très loin. L'avenir chrétien passe par des groupes comme le nôtre où on ne triche pas, où l'amour de l'authentique et de la vérité sont la règle première. […] Ce qui me frappait dans le groupe Légaut, c'était un renouvellement d'attitude, une très grande ferveur religieuse liée à une exigence intellectuelle rigoureuse, sans faille. Légaut ne trichait pas et parfois, avec lui, tous les problèmes étaient renouvelés. Surtout, on puisait dans le groupe une réserve de forces pour chercher et pour vivre. […] J'ai appris, près de Légaut, à vivre religieusement, petitement et j'ai d'abord appris à ne pas désespérer.

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Quelques nouvelles Juillet-août 2022

Pourquoi j'ai quitté l'enseignement ? 

Châlons, le 24 octobre 1963

J’étais professeur à Rennes, en zone occupée par conséquent, et j’avais fait des tentatives pour pouvoir être professeur en zone libre. En zone occupée, évidemment, j’aurais été incapable de faire quoi que ce soit. Et on a réussi à me muter à Lyon. Par conséquent, j’ai écrit à tous les notaires et avoués des environs de Lyon, en zone montagneuse, en mettant cette annonce : « Je désire une propriété en montagne, sans confort » et j’ajoutais en plus quelque chose qui m’a permis de trouver ma propriété et qui n’était pas très indiqué : « Accès facile non exigé ». Je reçus une proposition d’une propriété en montagne, avec beaucoup d’eaux vives et d’accès pas facile. Quelques jours plus tard, je l’ai achetée dans de bonnes conditions, personne n’en voulait !

Et c’est là que je me suis installé avec ma femme, en continuant à faire mes cours à Lyon. Au bout de deux ou trois ans, pendant les vacances, j’avais assez facilement des étudiants parce qu’il y avait à ce moment-là un service civil des jeunes. Les étudiants faisaient les récoltes et ils étaient évidemment beaucoup plus désireux de venir avec moi, comme paysan, comme patron, que d’être avec un paysan moyen. Une vingtaine d’étudiants sont venus passer avec moi deux mois pendant les vacances de 1941-42. Nous travaillions, nous rentrions le foin, nous reconstruisions des maisons. C’était un hameau abandonné, j’avais deux maisons démolies, nous les avons refaites à ce moment-là. Pendant la guerre, j’ai eu pas mal de gens chez moi.

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Jean-Baptiste Ehrhard (1914 – 1996), inspecteur du primaire (Haguenau) et le groupe Légaut

Un des piliers du groupe Légaut a disparu sans que l’on puisse retrouver, en l’état actuel des choses, partie de son œuvre, de sa correspondance active ou passive. Une lueur peut être proposée grâce au dossier administratif de retraite qui garde trace des écrits administratifs ou de l’État civil, et aux documents émanant des archives personnelles de membres du groupe Légaut. 

Né à Strasbourg le 18 novembre 1914 (donc au début de la guerre de 1914/18, en Alsace annexée au second Reich allemand), il est élève-maître à Obernai de 1930 à 1933 en l’École Normale catholique dirigée par Édouard Cœurdevey et où enseigne – en sciences naturelles – Lucien Matthieu. Stagiaire de 1933 à 1937, il est titularisé en 1938, aux armées du 2 septembre 1939 au 25 août 1940, puis déporté résistant du 1er juin 1944 au 29 mai 1945. Il a pu suivre, à l’université de Strasbourg, des études de philosophie et a obtenu trois certificats (la licence en comporte 4). Directeur à deux classes de 1945 à 1948 à Gresswiller, il est délégué inspecteur primaire en 1948, titularisé avec effet en 1943. Domicilié à Haguenau (24 rue Anshelm) à partir de 1950, il épouse Lucie Leibrich avec qui il a quatre enfants (Pierre, Odile, Jean-Luc, Élisabeth), prend sa retraite le 14 septembre 1975.

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Avec Rudolf Roth  (1936-2021) : entre Taizé, les Granges, Notre-Dame de Grâce, Le Coët, Mirmande ou Altenstadt (RFA)

Né dans une famille luthérienne le 27 avril 1936, Rudolf Roth se convertit au catholicisme à 21 ans, le 18 avril 1957. Il fait ses études de théologie à Mayence et à Paris et est ordonné prêtre en 1963. Influencé par le concile Vatican II (1962-1965), il acquiert une importante expérience pastorale en tant qu’aumônier à Neu-Isenburg, Offenbach, Bingen et Giessen. Puis il fonde une communauté de prêtres à Heppenheim. Il effectue une année sabbatique à Paris, dans la communauté monastique de Jérusalem, tout en poursuivant des études à l’Institut Catholique de Paris en 1983. Prêtre à Dietzenbach de 1984 à 1992, il devient aumônier en clinique et en maison de retraite, avant de décéder d’un cancer en 2021 . Dans ses écrits en annexe, on trouve des éléments d’ancrage de sa spiritualité : Taizé, le Carmel de Mazille, l’action de sœur Élisabeth Riboulon et les Granges. Au Limeshof à Altenstadt où il réside avec Monika Reisen, leur maison était ouverte aux groupes spirituels et aux cercles bibliques, et il était présent aux congrès d’établissement de formation des Bénédictines évangéliques.

Un texte d’août 2009 décrit la petite communauté de base à Altenstadt :

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Souscription

Marcel Légaut. Historique du groupe Légaut (1925 – 1962).

Édition annotée par Dominique Lerch, Mirmande, 2021.

Marcel Légaut a porté en lui le rêve d’une communauté, et le « conférencier mondain » mort en Avignon en 1990 revenait d’une conférence donnée à l’un de ces nombreux « groupes » dont il alimentait la réflexion. En 1962, il a éprouvé la nécessité de faire l’historique du groupe Légaut ; ce groupe à la fois parisien un temps, auvergnat, drômois : Chadefaud-Scourdois, Les Granges de Lesches en Diois, Mirmande. Cette analyse faite devant des « piliers » du groupe, les Masson et les Ehrhard, était discrètement disponible à Mirmande, à la Magnanerie, où les rencontres se tiennent chaque été depuis 1967. Durant plusieurs étés, un petit groupe autour d’Anne et Dominique Lerch a cherché à rendre ce texte compréhensible en le situant dans les courants de la recherche historique actuelle. Francis Bonnefous le préface, invitant le lecteur à continuer à saisir l’originalité d’un tel groupe. Étienne Fouilloux conclut en qualifiant ce texte de pièce maîtresse pour une véritable histoire du groupe Légaut, groupe qu’il convient d’insérer dans une véritable renaissance, durant l’entre-deux-guerres, d’une intelligentsia catholique avec différents pôles en tension.

Afin de déterminer le tirage d’une édition réalisée par l’ACML, vous pouvez souscrire à ce document d’une centaine de pages avec une vingtaine d’illustrations au prix de 12 € + éventuels frais de port (6 €). Après le 15 juin 2021,le prix normal est de 16€. L’ouvrage sera disponible à Mirmande.

acrobaticon1Télécharger le bulletin de souscription en PDF