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Agenda à venir

Le programme complet 2025

Programme ACML 2025 en PDF

Vient de paraître

Prières d'hommes et supplément, nouvelle édition

Croire en l'Homme Vivant, Patrice sauvage

Brochure Hors-Trace avec Marcel Légaut

A voir, écouter

minivideo

Accéder à la liste des contenus vidéo et audio...

Bienvenue

imagebienvenueL’Association Culturelle Marcel Légaut a pour mission de transmettre la pensée de  Marcel Légaut, un spirituel pour notre temps. Marcel Légaut (1900-1990), dont la particularité était d’associer la recherche spirituelle avec la vie communautaire.

Poursuivant cette approche, nous proposons chaque année des rencontres à la Magnanerie, située dans le village perché de Mirmande (Drôme).

L’œuvre de Marcel Légaut, habitée par une exigence d’authenticité humaine permet d’approcher les questions de l’existence que chacun se pose à un moment de sa vie.

Descriptifs des rencontres 2026

Télécharger: Descriptif de la rencontre "Printemps de Mirmande" d'avril 2026
Télécharger: Bulletin d'inscription à cette rencontre. 

Quelques nouvelles février 2026

Détails
Catégorie : Actualités
Publication : 1 Février 2026

Prière et mission

La mission et la prière sont intimement liées. Il n’est pas de mission qui n’ait été aveuglément  préparée par la prière. Il n’est pas de mission qui ne soit sans cesse, dans son exercice quotidien, la source de la prière. C’est pourquoi toute activité due à l’exercice de la mission est prière.

Celui qui prie vraiment parce que sa prière est toute nourrie de sa mission, par sa seule présence aide à la prière, comme peut et doit s’y livrer celui qui, déjà, est engagé sur la voie spirituelle. N’est-ce pas là l’objet de votre mission, mes sœurs, et de votre prière ? De par votre vocation, votre prière et votre mission sont non seulement complémentaires l’une de l’autre, mais, de quelque manière, elles vont jusqu’à coïncider.

Thérèse d’Avila, votre Mère à toutes plus qu’aucune autre, a su, d’une façon qui certes lui fut propre, associer à sa mission la prière. Sa prière fut à l’origine de sa fidélité à l’appel exceptionnel auquel elle répondit avec l’ardeur de son alerte vieillesse. Inversement, sa mission, tout au long d’une activité singulière et extrême, soutint sa prière et lui donna l’occasion d’être élevée sur les sommets de la contemplation.

Thérèse d’Avila n’est pas la seule à vous aider ainsi à cheminer sur la voie qu’elle vous a ouverte, plus qu’elle ne vous l’a d’ailleurs réellement balisée. Toutes les carmélites de jadis, célèbres ou inconnues, qui la suivirent, chacune à sa façon, sont là aussi pour vous accompagner sur votre chemin si vous entrez dans l’intelligence de l’essentiel qu’elles ont vécu. Et vous toutes, mes sœurs, vous vous assistez mutuellement dans votre fidélité à votre vocation, grâce à la présence que vous avez les unes auprès des autres dans la véritable communauté de foi que vous constituez, laquelle réalise ce que Thérèse a désiré du grand désir de sa vie.

Que tous ceux à qui vous accordez fraternel-lement l’hospitalité reçoivent de votre présence discrète, de votre liturgie sobre et belle où certaines de vos prières « spontanées » atteignent au sommet si rare du vraiment vécu, et surtout de votre silence plein, tenu ensemble à l’heure de l’oraison, et dont je n’ose rien dire qui me paraisse en être digne, la lumière et la force d’être fidèles à la mission qu’ils ont à découvrir ou dans laquelle ils ont à être confortés !

Soyez-en bénies et heureuses ! Ils sont si nom-breux à notre époque, les hommes de bonne volonté, de droiture intime et d’intégrité intellectuelle, qui cherchent leur voie ou qui ont besoin d’être confirmés dans la leur. Vous le savez, par ce qu’ils découvrent et vivent grâce à vous, eux aussi ne sont plus étrangers à ce que vous vivez et devenez.

Marcel Légaut                         
Lettre aux Sœurs Carmélites (extraits)
Carmel de la Paix – Mazille (1982)

Edito février 2026

Détails
Catégorie : Actualités
Publication : 1 Février 2026

Le chant de la culture

Chaque année nouvelle, me remémorant lectures et films, je me redis combien la Culture est tissée d'une Présence qui habite les coulisses : « Un petit truc en plus » ou bien « Le comte de Monte-Cristo », ou mieux encore « Jean Valjean »  et encore « L’Étranger » : le cinéma ne cesse de revisiter aussi la qualité singulière des êtres qui ont su porter l’hospitalité, le courage et la fraternité… telle, la trace indélébile de Victor Hugo dans « Les Misérables », d’Albert Camus, de Jean Giono ou d’Henri Bosco que Marcel Légaut déjà commentait largement. Véronique Albanel livre aujourd’hui avec justesse : « Le Christ d'Albert Camus », soit l'un des « incroyants » qui n’aura de cesse de croiser le regard exigeant et appelant d'un Christ humaniste, pacifique et amical. Emmanuel Godo, de son côté, réunit nombre d'écrivains sous le registre des « Passeurs de l’absolu »  sous-titré « Les grands écrivains et Dieu » avec, entre autres, les portraits de Jean Sulivan et de Charles Péguy, comme deux des transmetteurs de l'essentielle Présence. La littérature demeure l’un de ces lieux où l’homme se livre à la recherche de lui-même et de l’au-delà de lui-même.

Peut-être le déplacement contemporain auquel l’Église est invitée, tient-il surtout à une modification du regard. Longtemps, la posture commune a consisté à entendre les écrivains comme s’ils étaient tournés sans le savoir vers une révélation attendue, espérée, pressentie. Dans une « Nouvelle lettre sur l’apologétique » Emmanuel Falque, philosophe et chrétien, invite à dépasser cette attitude de tout considérer en « pierre d’attente » de la vérité chrétienne. Le temps est venu, dit-il, d’honorer les penseurs qui ne cherchent pas à nommer leur quête en terme religieux, mais, comme Camus ou bien Javier Cercas, se posent en fraternels chercheurs de l'humain en jachère, en solitude non peuplée mais désertée et en respect de l'essentielle finitude. Le penseur chrétien n’a pas à considérer l’incroyant comme un « malade du sens », mais à se considérer lui-même comme un fraternel, habitant lui aussi le chaos d’un monde fini et donc limité. Là où Maurice Blondel ou Henri de Lubac, pointaient « le drame de l'humanisme athée » Gabriel Marcel et Marcel Légaut sont les témoins d'une démarche moins affirmative, plus fraternelle, chercheuse du mystère dans le « buisson des questions insolubles que nous connaissons ».

La perspective de la rencontre avec Daniel Rosé en avril prochain, aux journées de Mirmande, est une chance offerte à cette posture qui ne clôt pas, mais qui ouvre une perspective de juste croyance respectueuse des différences. Sans accaparement. L’auteur psychanalyste, se saisit des questions liées aux abus, mais sa réflexion de fond est autant et plus une pensée mûrie sur la dérive du cléricalisme et la Résurrection possible de l’Église catholique. Belle occasion à ne pas manquer.

Joseph Thomas

 


 

RENCONTRES 2026

Le programme des Rencontres est en voie d’édition. En voici un aperçu :

Avril :

  • 18-19 /04 :  « Toucher le fil invisible de sa vie » : avec Serge Couderc et Bernard Lamy, à Besançon.
  • Lundi 20-vendredi 24/04 : Rencontre de Printemps: avecDaniel Rosé : « Face aux abus sexuels et au cléricalisme. Mort et Résurrection de l’Église catholique ? » ; Dominique Lerch : « Les légendes du Groupe Légaut » ; Étienne Godinot : Bernard Besret, Patrick Valdenaire : Bernard Sichère.

Samedi 25/04 - 9h-17h : ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE l’ACML

Mai : 23-25/05 Rencontre du Groupe des « Fraternités Ignatiennes » de Vienne (38) « Devenir Soi ».

Juin : 22- 26/06 : « Chantier Ouverture et Ressourcement » : préparation de la Magnanerie avec François-Xavier Roux.

Juillet : Avec Patrick Valdenaire : « Semaine Initial » ; « Du corps comme lieu de possibilité d’un sujet » B.Sichère ;
Avec Anne-Françoise Valdenaire : « En explorant la tradition féministe ».

Août : Avec Julien Vermeersch :« Ora et Labora » ; « Ora et Crea » et « Lève-toi et marche » ; avec André Scheer : 
« Se confronter au texte d’Évangile » ; 
avec Vincent Lalanne : « Homélies de Bernard Feillet 1990-1993 ».

Septembre : Avec Jocelyn Goulet et Claude Lessart :« Marcel Légaut à l’heure de l’Intelligence Artificielle (IA) », 
 « De l’élan intérieur à
 l’acte créateur ».

Samedi 12/09 : Rencontre CA / Porteurs de Projets.

 

Comment notre monde a cessé d’être chrétien. Anatomie d’un effondrement.

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Catégorie : Essais
Publication : 1 Juin 2025

CUCHET, Guillaume.
Paris : Seuil, 2018, 284 p., 21 €

En France, en 1872, 98 % des 36 millions d’habitants étaient catholiques. Et envoyaient aux commandes de l’État, par les urnes, des majorités laïques voire anticléricales, sans que l’on ait réfléchi à
cette contradiction. Depuis, le catholicisme a reculé. Les 18-50 ans non affiliés au catholicisme sont près de 50 %, et l’Islam, avec cinq millions de fidèles, est devenu la seconde religion du pays. Selon une enquête réalisés en 2017, l’épiscopat estime qu’un tiers d’une génération est baptisée dans les sept ans et que le taux de pratique dominicale (tous les dimanches) est de… 1,8 % (p. 16, note 15). Et de s’interroger sur le décrochage, international (au Québec, un film, Un heureux naufrage en rend compte). Pour étudier ce décrochage, Guillaume Cuchet s’attache aux Matériaux pour l’histoire religieuse du peuple français, du chanoine Boulard qui livre une « auto-analyse sociologique » sur la pratique religieuse en France dans les années 1945-1965. Un premier chapitre du livre de Guillaume Cuchet décrit cette enquête qui révèle une grande variété de situations, en particulier, les trois pôles géographiques majeurs de la France chrétienne : le grand Ouest ; l’Est lorrain, alsacien et jurassien ; le rebord sud-est du Massif central (Haute-Loire, Tarn, Lozère, Aveyron). Démêler le rural de l’urbain ainsi que les conséquences des guerres mondiales, amènerait à penser une déchristianisation antérieure aux guerres, à la politique laïque et anticléricale de la IIIe République, voire, au XVIIIe siècle. Immanquablement, pour Cuchet, la Révolution française porte sa part de responsabilité : « La politisation de la question religieuse a été, en France, pour toute une partie de la population, un facteur de longue durée de dévitalisation religieuse » (p. 80). Certes, demeure un attachement à la culture catholique : la géographie des dons aux « œuvres » ou du don du sang atteste de valeurs, comme un style politique étranger aux extrêmes, des rites de passage ou l’attachement au patrimoine culturel. Toutefois, sans pratique, cette culture « s’en ira avec la seconde parce que leurs destins sont liés » (p. 84).

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À la droite du père. Les catholiques et les droites de 1945 à nos jours

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Catégorie : Essais
Publication : 1 Avril 2025

À la droite du père. Les catholiques et les droites de 1945 à nos jours, Seuil, 2022, 783 p.,

Ouvrage collectif sur la direction de Florian Michel et Yann Raison du Cleuziou.

Si les droites en France ont été explorées par les travaux de René Rémond (La Droite en France, 1954, et ses rééditions), l’analyse du vote des catholiques restait un angle mort : les 3/4 des catholiques ont continué à voter à droite durant la période de 1945 à nos jours. Certes, un travail de défrichage a eu lieu, mais seuls les extrêmes ont été labourés, ne serait-ce que LMPT (La Manif pour tous). Le choix des responsables est double :

  • Assurer un développement chronologique qui rend compte des évolutions, avec de 1945 à 1958, la Libération et la revanche des démocrates chrétiens, le MRP et ses figures, dont on découvre, pour Pierre Pflimlin (plusieurs fois ministres et dernier Président du conseil de la IVème), son passé d’extrême-droite. Puis de 1958 à 1974, une interrogation : la Vèmeest-elle une république moderne et catholique ? Et de 1974 à 1997, une oscillation entre modernisation et restauration, avec une marginalisation du catholicisme : en 1966, 24 % des Français assistent à la messe dominicale ; en 1975, 13,5 % ; en 1986, 11 %. Avec certes l’appui de l’élection de Jean-Paul II en 1978. La dernière période (1997-2022) décrit un âge où le catholicisme est minoritaire, « se recompose avec ceux qui restent », « les catholiques de gauche étant devenus quasiment invisibles dans l’espace public ». Selon les besoins des uns et des autres, on trouvera là une synthèse informée de cette période.

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Souscription

Marcel Légaut. Historique du groupe Légaut (1925 – 1962).

Édition annotée par Dominique Lerch, Mirmande, 2021.

Marcel Légaut a porté en lui le rêve d’une communauté, et le « conférencier mondain » mort en Avignon en 1990 revenait d’une conférence donnée à l’un de ces nombreux « groupes » dont il alimentait la réflexion. En 1962, il a éprouvé la nécessité de faire l’historique du groupe Légaut ; ce groupe à la fois parisien un temps, auvergnat, drômois : Chadefaud-Scourdois, Les Granges de Lesches en Diois, Mirmande. Cette analyse faite devant des « piliers » du groupe, les Masson et les Ehrhard, était discrètement disponible à Mirmande, à la Magnanerie, où les rencontres se tiennent chaque été depuis 1967. Durant plusieurs étés, un petit groupe autour d’Anne et Dominique Lerch a cherché à rendre ce texte compréhensible en le situant dans les courants de la recherche historique actuelle. Francis Bonnefous le préface, invitant le lecteur à continuer à saisir l’originalité d’un tel groupe. Étienne Fouilloux conclut en qualifiant ce texte de pièce maîtresse pour une véritable histoire du groupe Légaut, groupe qu’il convient d’insérer dans une véritable renaissance, durant l’entre-deux-guerres, d’une intelligentsia catholique avec différents pôles en tension.

Afin de déterminer le tirage d’une édition réalisée par l’ACML, vous pouvez souscrire à ce document d’une centaine de pages avec une vingtaine d’illustrations au prix de 12 € + éventuels frais de port (6 €). Après le 15 juin 2021,le prix normal est de 16€. L’ouvrage sera disponible à Mirmande.

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Pensées

  • D'exigences en fidélités, et de fidélités en exigences, l'homme est en marche vers son humanité.
    Marcel Légaut

  • Il est prudent de ne pas annoncer à l’avance ce que l’on se propose de réaliser, car c’est rarement ce que l’on fera vraiment.
    Marcel Légaut

  • On ne sait jamais quand éclatera la lumière qui vient soudain illuminer l’esprit.
    Marcel Légaut

  • Dans la mesure où le chrétien s’approche du dénuement de Jésus-Christ par la découverte de son propre dénuement, il peut être le prochain de l’homme qu’il rencontre.
    Marcel Légaut

  • On ignore toujours où l’on va lorsqu’on se lève pour partir.
    Marcel Légaut

  • Il faut aller droit le chemin, fuir toutes les distractions qui ralentissent la marche, se refuser à ménager, pour l’avenir, toute position de repli, couper derrière soi tous les ponts.
    Marcel Légaut

  • Désormais c'est en découvrant personnellement le sens de sa propre vie que l'homme peut faire l'approche du mystère de Dieu.
    Marcel Légaut

  • Il est cependant une circonstance où la solidarité humaine rejoint la charité et atteint son sommet : la solidarité humaine devant la mort, quand celle-ci approche et que les hommes le savent.
    Marcel Légaut

  • La vie spirituelle ne s'enseigne pas " de bouche à oreille ". Quand l'occasion en est donnée, elle se communique " de coeur à coeur ", secrètement et comme par révélation.
    Marcel Légaut

  • L'activité divine est de l'ordre de la présence dans le silence.
    Marcel Légaut

  • Comme un aliment que l’estomac ne digère pas, la vérité reçue sans être en quelque sorte redécouverte embarrasse, alourdit l’intelligence de l’homme ou du moins ne la nourrit pas.
    Marcel Légaut

  • Oh, n’être rien, mais seulement être !
    Marcel Légaut

  • Quand l’aiguillon de la nécessité ne vient pas les pousser au-delà d’eux-mêmes, la plupart des hommes spontanément s’abandonnent à la routine des occupations quotidiennes.
    Marcel Légaut

  • La prière et la recherche sont les deux compagnes obligatoires, inséparables, de la vie de foi; elles la soutiennent et l’aident à grandir.
    Marcel Légaut

  • Combien rares sont les chrétiens qui réfléchissent sérieusement à ce qu'ils croient!
    Marcel Légaut

  • Il n’y a que les paroles vraies, fruits de ce qui a été vécu sans partage, qui méritent d’être dites et écoutées.
    Marcel Légaut

  • L’homme –et c’est sa grandeur- est capable de découvrir sa radicale impuissance à être ce qu’il lui faudrait être pour devenir soi-même.
    Marcel Légaut

Histoire

icone histoireUne nouvelle section vous est proposée sur ce site : Histoire. En 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans.
Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle...
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