logo

  • Accueil
    • Accueil
    • A notre propos
  • Actus
    • Actualités
    • Archives QN en PDF
  • Marcel Legaut
    • Biographie
    • Chronologie
    • Bibliographie
    • Articles de presse
    • Textes sur Marcel Légaut
    • Archives audio et video
    • Galeries photo
  • Histoire
    • Introduction
    • Témoignages
    • Biographies
    • Essais
    • Inédits
    • Modernisme
  • Association
    • La Magnanerie
    • Programme rencontres
    • Vie des groupes
    • Vidéos
    • Publication d'adhérents et échanges
    • Cahiers de l'ACML
    • Statuts
  • Librairie
    • Pour commencer
    • Livres de Marcel Légaut
    • Livres sur Marcel Legaut
    • Traductions
    • CDs et DVDs
    • Ouvages épuisés
  • Contact
    • Annuaire des groupes
    • Liens
    • Contact
    • Politique de confidentialité

Edito juillet août 2026

Détails
Catégorie : Actualités
Publication : 1 Juillet 2026
Vivre ce moment

On ne sait pas, avant.

            On ne sait pas comment cela va se passer.

                        On pense que tout ira bien, qu’on sera assez fort pour assumer la situation.

                                    Et cela se transforme, petit à petit.

Lorsque les mots se perdent,

            Lorsque le pas hésite et se plie,

                        Lorsque la main se fait tremblante et ne saisit plus,

Lorsque les yeux se creusent, tournés vers l’intérieur où défilent et se mélangent des images éteintes,

            Lorsque la pensée n’arrive plus jusqu’aux lèvres.

Le voici, le Grand Vieillard, à la fin d’un long cheminement dans le temps et dans l’espace.

            Il ne sait plus le temps, il ne sait plus l’espace.

            Il n’a qu’une boussole : la compagne qui subvient à ses besoins au jour le jour et sans laquelle il est perdu.

Oubli…. Les noms des personnes connues et aimées n’évoquent plus leurs images.

La représentation mentale ne se fait plus. Restent les photos… mais même celles-ci s’estompent dans la mémoire.

Peu à peu se réduit le champ des possibles.

            Une à une s’arrêtent les activités habituelles, les occupations intellectuelles, la lecture, l’écriture...

Les capacités diminuent, on doit apporter davantage d’aide, on peut encore parfois en plaisanter.

Pourtant, cela devient difficile : d’abord le corps, lorsqu’une affection passagère en montre la fragilité, et nécessite davantage de prise en charge.

Fragilité aussi pour celui ou celle qui assiste la personne dépendante : un mauvais rhume, voire une atteinte plus grave, et la voilà en incapacité d’assumer ; pourtant il le faut. Pas commode !

A-t-on présumé de ses forces ? Quand tout va bien, on ne se pose pas la question… mais quand ça ne va pas… on réalise le poids de l’assistance.

            Le Silence...

On perd la capacité de stimuler, de raconter… il n’y a pas de réponse, pas de compréhension. Le cadre de vie se rétrécit. On ressent un sentiment de vide, une perte d’initiative, un enfermement, un isolement et une grande frustration.

La musique est cependant d’un grand secours. Elle accompagne les longs temps passés dans le grand fauteuil. La joie revient quand les enfants rendent visite, invitent à une promenade...

Vivre ce moment. Être là, dans le présent. Assumer. Parfois en avoir assez, et maudire (tout juste un peu), la mécanique électrique qui stimule les battements du cœur. Se garder de trop penser à « Après »… malgré la frustration. Accepter d’être un peu découragé(e). Mais être là, dans la vie qui est encore là. Trouver comment établir la relation avec l’être qui n’a plus la capacité de communiquer : le regard, le toucher… Il y a quelques éclairs de connaissance : la lecture d’un poème, par exemple, ou bien quelques pages d’un journal de vacances rédigé lors de voyages avec les enfants jeunes.

C’est un cheminement dans la durée, cette « montée abrupte vers le réel » qu’exprime Marcel Légaut. Comment rester pleinement dans la Vie ? Comment garder le souvenir de la personne lorsqu’elle était dans la plénitude de ses fonctions physiques et intellectuelles ? Cela interroge également la compréhension de sa propre mort, mais surtout, de ce qui la précède : cette période où l’on n’est plus comme avant. Aborder la dépendance.

La proposition de formation proposée par Étienne Godinot « Vivre intensément en intégrant la mort » (QN 409 de juin) nous concerne tous, car aucun d’entre nous n’échappera à ce temps difficile. Y réfléchir lorsqu’on est encore bien vivant c’est important, pour chacun et pour celles et ceux qui nous entourent et qui seront, peut-être, nos soutiens dans ce temps futur.

Nous consacrerons le numéro du QN d’octobre prochain au « Grand Âge » : chaque lecteur peut d’ores et déjà rédiger un témoignage, une réflexion, une prière, ou autre, sur le sujet. Dessins et photos seront les bienvenus. Contributions attendues avant le 10 septembre.

À bientôt ! 

Odile Branciard

  1. Vous êtes ici :  
  2. Accueil

Pensées

  • La vie spirituelle ne s'enseigne pas " de bouche à oreille ". Quand l'occasion en est donnée, elle se communique " de coeur à coeur ", secrètement et comme par révélation.
    Marcel Légaut

  • Combien rares sont les chrétiens qui réfléchissent sérieusement à ce qu'ils croient!
    Marcel Légaut

  • Dans la mesure où le chrétien s’approche du dénuement de Jésus-Christ par la découverte de son propre dénuement, il peut être le prochain de l’homme qu’il rencontre.
    Marcel Légaut

  • D'exigences en fidélités, et de fidélités en exigences, l'homme est en marche vers son humanité.
    Marcel Légaut

  • La prière et la recherche sont les deux compagnes obligatoires, inséparables, de la vie de foi; elles la soutiennent et l’aident à grandir.
    Marcel Légaut

  • On ignore toujours où l’on va lorsqu’on se lève pour partir.
    Marcel Légaut

  • Oh, n’être rien, mais seulement être !
    Marcel Légaut

  • Quand l’aiguillon de la nécessité ne vient pas les pousser au-delà d’eux-mêmes, la plupart des hommes spontanément s’abandonnent à la routine des occupations quotidiennes.
    Marcel Légaut

  • Comme un aliment que l’estomac ne digère pas, la vérité reçue sans être en quelque sorte redécouverte embarrasse, alourdit l’intelligence de l’homme ou du moins ne la nourrit pas.
    Marcel Légaut

  • Il n’y a que les paroles vraies, fruits de ce qui a été vécu sans partage, qui méritent d’être dites et écoutées.
    Marcel Légaut

  • L’homme –et c’est sa grandeur- est capable de découvrir sa radicale impuissance à être ce qu’il lui faudrait être pour devenir soi-même.
    Marcel Légaut

  • Désormais c'est en découvrant personnellement le sens de sa propre vie que l'homme peut faire l'approche du mystère de Dieu.
    Marcel Légaut

  • On ne sait jamais quand éclatera la lumière qui vient soudain illuminer l’esprit.
    Marcel Légaut

  • Il est cependant une circonstance où la solidarité humaine rejoint la charité et atteint son sommet : la solidarité humaine devant la mort, quand celle-ci approche et que les hommes le savent.
    Marcel Légaut

  • Il faut aller droit le chemin, fuir toutes les distractions qui ralentissent la marche, se refuser à ménager, pour l’avenir, toute position de repli, couper derrière soi tous les ponts.
    Marcel Légaut

  • L'activité divine est de l'ordre de la présence dans le silence.
    Marcel Légaut

  • Il est prudent de ne pas annoncer à l’avance ce que l’on se propose de réaliser, car c’est rarement ce que l’on fera vraiment.
    Marcel Légaut

Histoire

icone histoireUne nouvelle section vous est proposée sur ce site : Histoire. En 2025, le groupe Légaut fêtera ses cent ans.
Dans le projet qui se prépare à ce sujet, l’histoire joue un rôle...
En savoir plus

Lettre d'info

Site © Association Marcel Légaut 2026 | Politique de confidentialité |  Design: MMm | Contact