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Histoire: biographies

René Raynal (1912 – 2009) : trois échos de sa vie

Dans Quelques Nouvelles de septembre 2009 (N° 225), par Antoine Girin et Francis Bonnefous.

« Ne craignez pas pour ceux que vous laissez. Votre mort en les blessant va les mettre au monde » écrivait Jean Sulivan. René Raynal s’en est allé le 11 juillet vers cet ailleurs mystérieux. Il avait 97 ans. Il était à la Maison de Retraite Saint-Joseph 12330 à Marcillac. René n’était pas seulement, depuis 1934, un membre du groupe, il en portait l’histoire et son témoignage, donné en 1992, analyse avec une extrême lucidité ce qu’a représenté, pour le groupe, le départ des Granges et l’entrée à La Magnanerie. Voici le témoignage de René Raynal sur le groupe Légaut de 1992 confié par Antoine Girin : 

I – 1934 – 1937 - Les groupes « Légaut »

Marcel Légaut et Jacques Perret, ces deux universitaires dont l’abbé Codis a fait la connaissance aux Journées de Montpellier, animent, avec quelques amis, un mouvement qui se propose de réunir des enseignants du primaire et du secondaire pour approfondir leur foi, développer leur culture et créer entre eux une communauté de vie fraternelle. Ce mouvement, ou plus exactement ce groupe de chrétiens, est mixte. Or l’Église, à l’époque de sa naissance, n’est guère favorable à la mixité dans les actions apostoliques. La prévention de la hiérarchie trouva là de quoi se justifier.

Ce groupe, que plus tard on appellera « le groupe Légaut », est constitué d’unités informelles qui réunissent, en cours d’année et dans plusieurs centres urbains, les adhérents du lieu. Ces rencontres, ces réunions, sont animées par une personnalité. Ce sera souvent Légaut qui parcourt ainsi la France pour éveiller à la foi et faire partager sa réflexion et la richesse de sa vie spirituelle.

Chadefaud – Scourdois

Chaque été, au cours des vacances, deux maisons d’Auvergne, près d’Issoire : Chadefaud et Scourdois, sont ouvertes et animées par Légaut et Perret pour permettre à tous leurs amis disséminés à travers la France de se rencontrer pour mener une vie à la fois monacale, par la densité des offices religieux, studieuse, par la qualité des échanges intellectuels, et fraternelle, par la chaleur de l’ambiance. Chacun passera, à son gré, un temps plus ou moins long mais rarement inférieur à deux semaines. Ainsi se créeront des amitiés exceptionnelles.

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